Les rencontres IBM – L’intelligence artificielle au service des start-up

L'intelligence artificielle au service des start-up
 
En parallèle d’un partenariat entre le CIC et IBM, CIC Place de l’innovation revient sur  la place actuelle des nouvelles technologies. Pour cette nouvelle édition, nous mettons en lumière les avantages de l’intelligence artificielle (IA) au service des start-up, avec une interview de deux experts IBM : Vincent Perrin et Pierre-Emmanuel Goubeaux-Chaperon.
 

Les experts IBM – Présentations
Vincent Perrin, Watson AI Technical Leader, Responsable technique des offres Watson, s’occupe du programme informatique d’intelligence artificielle conçu par IBM dans le but de répondre à des questions formulées en langage naturel.
 
Pierre-Emmanuel Goubeaux-Chaperon, intrapreneur et co-fondateur de Scale Zone – la structure d’industrialisation de start-up d’IBM – a pour mission d’accompagner les start-up B2B dans leur passage à l’échelle vers des clients grands groupes d’IBM.

Comment définiriez-vous l’intelligence artificielle ?

Vincent Perrin – Techniquement, il existe deux définitions. L’une, purement théorique, avec laquelle on pourrait définir l’IA comme un ensemble de théories et de techniques simulant des traits d’intelligence humaine. L’autre, plus généraliste, où l’IA est caractérisée par la capacité des machines à comprendre le langage humain, mais aussi à apprendre et à s’adapter aux nouvelles données.

En quoi les start-up peuvent-elles tirer profit de l’IA ?

Vincent Perrin – L’IA permet d’exploiter des volumes de données conséquents, de trier ensuite les informations pour en imaginer des processus métier… Quel que soit le domaine concerné, l’objectif est de révolutionner des techniques obsolètes en exploitant la richesse des données.

Pierre-Emmanuel Goubeaux-Chaperon – Il y a du bon et du mauvais ! Dans l’écosystème, on parle beaucoup d’intelligence artificielle, mais cela reste une technique applicable seulement à certains cas d’usages. Faire de l’IA pour faire le l’IA, ça n’a pas de sens ! En revanche, quand elle sert à créer, à simplifier, à améliorer des process, elle est utile.
 

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Comment les start-up doivent-elles orienter leur réflexion ?

Pierre-Emmanuel Goubeaux-Chaperon – Aujourd’hui, quand on parle de start-up, on en revient toujours à la question : en quoi est-ce que cela change notre façon de travailler ? Quel problème veut-on solutionner ? Prenons l’exemple de Skillogs, une start-up spécialisée dans l’éducation. L’ordre public a très peu évolué au cours des dernières années, et Skillogs s’interroge sur la façon dont elle peut agir pour changer les méthodes d’apprentissage. Dans ce cas précis, l’IA intervient en soutien d’un métier et vise à apporter des réponses complémentaires.

Reste-t-il de la place pour de nouvelles start-up sur le marché de l’intelligence artificielle ?

Vincent Perrin – On rentre progressivement dans une phase de consolidation. Cependant, il y a énormément de mines d’or innovantes à imaginer !

Pierre-Emmanuel Goubeaux Chaperon – Il n’y a plus de place pour les start-up n’ayant pas de réels projets innovants sur le marché actuel de l’intelligence artificielle. Pour autant, il reste de la place pour les motivés désireux d’apporter de nouvelles solutions !
 
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L’intelligence artificielle peut être profitable au développement du business des start-up… dès lors qu’un véritable cas d’usage se présente. Tout l’intérêt de l’IA se trouve dans sa capacité à créer, améliorer et simplifier les process existants !
 

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