Marc Schillaci : « Le concours Innover dans un monde qui bouge peut être un puissant catalyseur »

Marc Schillaci, membre du jury, vous parle du concours Innover dans un monde qui bouge

Les inscriptions pour le concours Innover dans un monde qui bouge sont ouvertes. Vous hésitez encore à vous inscrire ? Nous avons rencontré un membre du jury : Marc Schillaci, fondateur et PDG d’Oxatis – une entreprise qui édite une solution de création de site e-commerce en mode SaaS. Il vous livre son regard d’expert sur le concours !

Bonjour Marc. Tout d’abord, quelle est la place de l’innovation dans votre métier ?

L’innovation est au cœur du digital et du e-commerce. Les choses vont très vite : nous devons être aussi agiles que réactifs et innovants. Parfois, je suis presque tenté de prendre la question à l’envers : y a-t-il vraiment, dans notre secteur, des métiers où l’on ne laisserait pas de place à l’innovation ? Non, car celle-ci n’est pas seulement technologique. Elle touche tous les domaines : le management, le produit, le modèle économique… L’innovation se décline dans toutes les strates de l’entreprise.

Au-delà d’être un principe allant de la naissance d’une idée à sa réalisation, l’innovation est même un état d’esprit qui m’anime sur le plan entrepreneurial, et que je partage avec tous les collaborateurs. Oxatis a déjà 17 ans, et nous sommes toujours aussi enthousiastes lorsqu’il s’agit de lancer une nouveauté et d’encourager la créativité. D’autant plus que lorsque nous lançons des innovations, c’est pour en faire profiter tous nos e-commerçants. J’aime beaucoup la rime entre innovation et motivation : il s’agit d’un couple réellement gagnant !

Pourquoi être membre du jury du concours Innover dans un monde qui bouge ?

Tout d’abord, parce que l’innovation n’est pas l’apanage des grands groupes. Bien au contraire : c’est souvent le point fort des start-up et des PME. S’asseoir avec les entrepreneurs pour les écouter parler de leur projet est toujours très enrichissant.

Participer au jury Innover dans un monde qui bouge, c’est l’occasion de donner son avis, certes, mais aussi et surtout de partager son expertise, en tant que dirigeant. Les start-up ont besoin de soutien et d’accompagnement pour accélérer le développement de leurs projets. C’est d’ailleurs le constat que je fais régulièrement auprès des membres de la French Tech Aix-Marseille, dont j’ai l’honneur d’être l’un des vice-présidents.

Les jeunes pousses ont parfois des idées géniales, mais il faut souvent leur apporter une vision pragmatique. Car derrière les idées, il y a toujours des phases de mise en œuvre opérationnelle et de développement qui sont inévitables. Ces étapes, bien que déterminantes, ne doivent pas être des freins. Être jury, c’est apporter une vision extérieure et bienveillante à l’entrepreneur pour l’aider à se poser les bonnes questions. Le défi, c’est de réussir à concilier intuition et créativité avec méthodologie et rationalité.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition du concours ?

Je suis persuadé que cette édition sera un moment de rencontres et d’échanges privilégiés. Pour un chef d’entreprise, il est toujours intéressant d’apporter sa contribution, sa pierre à l’édifice. En plus, ce concours illustre bien la richesse et la diversité des entreprises régionales : il mettra en avant les talents locaux qui existent et qui disposent d’un fort potentiel. Tout ne se passe pas à Paris !

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Comment un tel concours peut-il influencer le développement d’un projet innovant ?

De même que les bonnes idées ne doivent pas rester dans un tiroir, les dirigeants ne doivent pas rester dans l’ombre de leurs bureaux. Et les start-up doivent saisir les occasions qui leur permettent de se mettre en lumière. J’encourage les entreprises à participer à ce type d’initiative car il n’y a, finalement, aucun perdant. Évidemment, beaucoup préfèrent être lauréat. Mais même sans monter sur le podium, faire une bonne rencontre, profiter d’une mise en relation pertinente ou d’un conseil avisé peut jouer le rôle d’un puissant catalyseur !

Quel conseil donneriez-vous aux candidats ?

C’est une fantastique opportunité pour s’entraîner à l’art du pitch, un exercice à part entière, qui ne s’improvise pas. Séduire et convaincre en allant à l’essentiel et en montrant sa différence de manière claire et impactante demande du travail. Dernièrement, Michel Levy-Provençal, fondateur du fameux TEDxParis, a écrit un livre sur le sujet avec une méthode pour les orateurs. On y retrouve des éléments en parfaite adéquation avec ce que l’on attend d’un pitch professionnel. Le conseil est simple : structurer, illustrer et surtout répéter, répéter, répéter !

Ainsi, votre pitch semblera naturel parce vous le maitrisez parfaitement et que la préparation du discours apporte de la clarté pour vos auditeurs et, surtout, pour vous-même. D’ailleurs, que vous soyez à un concours, devant des investisseurs ou des financiers, vous n’échapperez pas à cet exercice incontournable. Donc mieux vaut être prêt le plus tôt possible pour que chacun de vos arguments soit parfaitement rodé !

Les concours offrent ainsi différents avantages, de l’opportunité de travailler son pitch à celle de rencontrer des experts. Envie de tenter (ou de renouveler) l’expérience ? Rejoignez Marc Schillaci au concours Innover dans un monde qui bouge !
 

 

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