Label GreenTech verte : l’innovation au service de la transition écologique

Label GreenTech verte : innovation et transition écologique

Du 1er au 4 décembre 2020, Lyon accueillera la 29e édition du salon international Pollutec, qui mettra en avant les acteurs de l’environnement et de l’énergie. Huit start-up innovantes labellisées GreenTech verte auront l’occasion de pitcher leurs projets. On vous dit tout sur ce label qui a le vent en poupe !

La GreenTech verte, en résumé

La GreenTech verte est une initiative lancée en 2016 par le ministère de la Transition écologique et solidaire. L’objectif : aider les jeunes pousses à accélérer, créer de l’emploi et favoriser les initiatives mêlant nouvelles technologies et développement durable.

Qui peut prétendre à ce label ? Toutes les start-up qui donnent vie à de nouveaux usages ou services en associant innovation technologique et développement durable dans le cadre de la transition écologique.

Concrètement, les jeunes entreprises labellisées GreenTech verte peuvent bénéficier de subventions, d’un accompagnement et de tout un écosystème : réseau d’incubateurs, concours, hackathons, data sessions…

2 start-up GreenTech verte à la loupe

La GreenTech verte valide une idée, soutient une start-up et encourage la transition écologique. Beaucoup pour un label ? Pas selon les labellisés, pour lesquels l’initiative gouvernementale constitue un accélérateur de taille.

AddBike

Parmi les jeunes entreprises concernées, Addbike permet de transformer un vélo « normal » en triporteur à l’aide d’un accessoire remplaçant la roue avant et permettant de porter jusqu’à 35 kg de charges. « Tout est parti de mon propre besoin de déplacer mes deux enfants à vélo », explique Renaud Colin, Président et CTO, ancien chef de projet R&D dans le domaine de l’énergie. « J’ai tout essayé, sans succès, et un triporteur vaut 2 000 €… J’ai donc eu l’idée d’upgrader un vélo ! »

Dès novembre 2016, la start-up dépose une demande de label GreenTech verte avec l’idée de profiter d’un soutien avant la commercialisation. En mars 2017, le dossier R&D comprenant les problématiques relevées lors de premiers tests marché, les évolutions techniques et les retours utilisateurs reçoit une réponse positive. Et en juin 2018, le dossier est achevé !

Le bilan ? « Un an et demi de travail pour 50 000 € de subvention qui nous ont permis d’arriver sur le marché avec un produit plus abouti, et de faire de belles rencontres avec d’autres acteurs du développement durable ou du cyclisme », indique Renaud Colin. « Être reconnu par un organisme indépendant est un vrai plus en termes de notoriété, notamment sur un public institutionnel ». Aujourd’hui, l’entreprise poursuit le développement de ses accessoires et travaille avec des fabricants de vélos pour co-développer des vélos cargos à partir de leurs cadres afin d’élargir leur gamme… tout en cherchant à lever des fonds afin d’attaquer dès 2019 les marchés allemand et nord-européens !

À lire : Votre entreprise doit-elle se développer à l’international ?

BeeBryte

Autre exemple de start-up GreenTech verte, BeeBryte utilise des solutions d’intelligence énergétique pour permettre aux usines et bâtiments tertiaires de réaliser jusqu’à 40 % d’économies sur leurs factures d’électricité. « Nos solutions contrôlent automatiquement et en temps réel les équipements électriques pour les faire moins consommer en anticipant la météo, l’occupation du bâtiment et les prix de l’électricité », détaille Frédéric Crampé, fondateur et co-CEO. Une innovation née du constat qu’une énergie moins chère, plus verte et plus intelligente était possible.

Créée en 2015, la start-up lyonnaise fait partie de la première vague de sélection du concours GreenTech verte. Aujourd’hui, les résultats sont là : la start-up a levé 2,5 M€ pour soutenir sa croissance, intégré à son capital la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) qui est le premier producteur d’électricité d’origine 100 % renouvelable en France et développé une clientèle de grands comptes comme Picard et DHL, tout en implantant sa solution à Singapour.

« Le label est un gage de confiance » , affirme Frédéric Crampé. « Il nous crédibilise sur le marché et, grâce à la promotion faite par les organisateurs, augmente notre visibilité. Et au-delà du label, les séances de coaching et de mentoring qui accompagnent le programme d’incubation nous ont été d’une aide précieuse ! »

Pourquoi être une start-up labellisée ?

Si obtenir une labellisation peut sembler complexe ou chronophage, les bénéfices dépassent généralement les contraintes… à condition de choisir les bons labels !

  • Les garanties. Obtenir un label valide les engagements pris par une entreprise, en particulier si le label est délivré par un organisme indépendant.
  • La confiance. Ces garanties assurent un capital confiance immédiat pour la plupart des acteurs, consommateurs comme investisseurs.
  • L’identification. Être labellisé est un signe d’appartenance qui permet d’identifier en quelques secondes le secteur ou les valeurs d’une start-up.
  • L’écosystème. Appartenir à un label ouvre l’accès à une communauté, à des échanges facilités, des contacts, des soutiens, des événements et / ou des financements !

 

Gare au choix du label !
Dans la jungle des labels, tous n’ont pas la même valeur… ni le même prix. Pour éviter les mauvaises surprises, assurez-vous que les garanties offertes sont celles qui conviennent à votre start-up, à ses valeurs, son image ou son secteur d’activité. Vérifiez également les conditions d’entrée, la notoriété du label et les entreprises en disposant déjà. Renseignez-vous sur les obligations et contraintes qui en découleront à l’avenir. Et surveillez les prix, parfois exorbitants !

Pour aller plus loin : Êtes-vous au point sur l’EdTech ?

Le mot de la fin concernant le label GreenTech verte ? Il nous vient de Frédéric Crampé, fondateur et co-CEO de BreeBryte : « Nous sommes extrêmement reconnaissants au programme GreenTech verte. D’ailleurs, nous le recommandons à toutes les jeunes pousses de la transition énergétique ! »

Crédit photo : Pexels / Singkham

 

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