Gilles Assollant, business angel : « Un parcours d’entrepreneur, c’est un slalom permanent ! »

Le questionnaire de Proust du business angel... pour mieux le convaincre !

Vous êtes en quête de financement pour votre projet et, après vous être renseigné sur les différentes sources existantes, vous souhaitez vous tourner vers des business angels ? Il ne vous reste qu’à les convaincre ! Afin de vous donner des astuces pour y parvenir, nous avons interviewé l’expert Gilles Assollant, président de Lyon Metropole Angels et vice-président de France Angels. Voici son questionnaire de Proust !

Votre parcours.

Ma carrière professionnelle s’est déroulée en trois temps. Après avoir fait l’INSA en 1978, j’ai été ingénieur dans l’automobile avant de devenir Responsable marketing dans l’électroménager. J’ai notamment contribué au lancement du four à micro-ondes !

Ensuite, j’ai choisi de faire un MBA (Master of Business Administration). Cela m’a permis de devenir consultant partner de Gemini Consulting où j’ai créé le bureau de Lyon, puis actionnaire et dirigeant de PME. J’ai alors créé et repris des sociétés.

Cela fait désormais 5 à 6 ans que je suis business angel. J’ai commencé en créant INSA Angels en 2013 et nous avons désormais une cinquantaine d’adhérents. En 2014, j’ai fondé Lyon Metropole Angels. En 2015, je suis devenu vice-président de France Angels.

Ce que vous aimez dans votre travail de business angel.

Être business angel, c’est un travail multifacette. J’ai été consultant, dirigeant et, maintenant, investisseur. En fonction des projets que je finance, je peux me remettre dans la peau d’un consultant, mais aussi faire profiter de mon expérience de dirigeant.

La clé d’une collaboration réussie.

C’est la relation avec le dirigeant ! Nous faisons face à différents profils…

  • Certains porteurs de projets sont très courtois et écoutent poliment nos conseils.
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  • D’autres manquent de maturité, pensent que les business angels sont là pour assurer les fins de mois et les moments difficiles. Dans ce cas, nous sommes là pour les aider à découvrir ce que représente la gestion d’une société.
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  • Enfin, avec certains, nous sommes dans une forme de co-construction.

Cette position que nous prenons dépend de la start-up et de son besoin de financement. Si tout se passe pour le mieux pour elle, nous ne voulons pas nous substituer à la direction.

Le porteur de projet idéal.

  • Il porte un projet dans un domaine qu’il connaît et a développé une idée originale grâce à sa connaissance de l’environnement.
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  • Il a bien préparé son projet, même s’il n’est pas innovant, avec une vision claire des raisons pour lesquelles il peut réussir.
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  • Il a des prévisions et des ambitions raisonnables, réalistes, et comprend vite comment travailler avec nous pour construire une relation durable.
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  • Enfin, il est à l’écoute.

À partir de tous ces critères, nous pouvons travailler sur la durée !

Les compétences à avoir pour mener un projet vers la réussite.

Pour réussir dans la création d’entreprise, il faut :

  • être un peu obsessionnel ;
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  • à l’écoute ;
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  • dans l’exécution ;
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  • mais aussi avoir beaucoup de souplesse.

On doit pouvoir rebondir et faire évoluer son projet. En ce moment, le mot à la mode est « pivoter » : face à un mur, il faut pouvoir l’éviter. Un parcours d’entrepreneur, c’est un slalom permanent !

Découvrez aussi les questions à poser à votre banquier !

Vous aimeriez obtenir d’autres renseignements sur les business angels et les financements qu’ils peuvent vous apporter ? Rejoignez notre communauté pour obtenir d’autres points de vue d’experts !

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